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Ce que ça a donné ailleurs

Cinq mandats réels. Pour chacun : ce qui bloquait, ce que j’ai mis en place, et ce que ça a changé dans le quotidien.

Un système de gestion qui a survécu au départ du consultant

Deux gestionnaires analysent un tableau de bord de ventes en ligne sur grand écran, dans un bureau d'arrière-boutique.

Agence de services numériques, une cinquantaine de personnes au Canada, aux Philippines et en France.

Pas de stock, pas d’entrepôt. Des mandats, des échéances et des gens répartis sur trois fuseaux horaires qui ne se recoupent presque jamais en temps réel. Quand une question attend une réponse, elle attend une journée.

J’ai implanté Asana comme outil de gestion de projet pour toute l’agence : qui fait quoi, pour quand, et où en est chaque mandat, visible par tout le monde sans avoir à demander.

Ce qui compte le plus dans ce cas-ci : le système a survécu à mon départ. La cheffe des opérations a repris le poste, et elle a fait évoluer le système par la suite. C’est la seule preuve qui vaille quelque chose quand on vend de l’autonomie : l’outil n’est pas mort quand le consultant est parti.

Le système a survécu à mon départ.

50 produits recevaient trop d’attention

Un homme montre de la main, sur un portable, une balance : 20 % d'un côté, un sac d'argent à 80 % de l'autre.

Entreprise qui vend sur son propre site et sur Amazon, et qui s’approvisionne chez un distributeur.

L’entreprise poussait une cinquantaine de produits sur Amazon : campagnes, contenu, gestion de fiches. L’énergie était répartie presque également. Personne ne savait lesquels rapportaient vraiment.

J’ai fait l’analyse de rentabilité produit par produit, tous frais comptés : commission, expédition, publicité, retours. Deux constats sont sortis.

Le premier : cinq ou six produits seulement performaient. Le reste consommait du temps et du budget publicitaire sans rien rendre.

Le second, moins attendu : la vente à l’unité n’était pas rentable, la vente à la caisse l’était. Le même produit changeait de nature selon la façon de le vendre.

Résultat : concentration sur les produits porteurs, campagnes stables sur ceux-là, abandon du reste.

Aujourd’hui, cinq ou six produits reçoivent toute l’attention.

6000 fiches produits, et personne ne savait à quoi ressemblait la marchandise

Comptoir d'une salle d'escalade de bloc : gestion des locations de chaussons au portable devant les murs colorés.

Commerce en ligne, inventaire réparti dans deux maisons puis déménagé chez un prestataire logistique.

Environ six mille fiches, avec des codes de produit manquants ou dupliqués. Impossible de savoir ce qu’on avait, où c’était, ni même à quoi ça ressemblait. Un article introuvable est un article invendable.

J’ai construit une base de données parallèle, branchée sur la boutique en ligne. Elle tient l’inventaire en temps réel, la localisation exacte de chaque article, et une photo de chacun.

La photo n’est pas un détail. C’est ce qui permet à quelqu’un qui n’a jamais vu le produit de le reconnaître sur une tablette.

Chaque article a maintenant un code unique, une localisation exacte et une photo.

2000 produits déménagés

Entrepôt en déménagement : quatre employés déplacent des boîtes, remplissent des étagères et tirent une palette.

Commerce en ligne, déménagement d’entrepôt.

Environ deux mille produits à déplacer. Chacun demandait un inventaire et une localisation, et une partie demandait du travail en plus : réemballage, retrait d’un sur-emballage, étiquette à refaire.

Le piège est là. Ces opérations ne pouvaient pas se faire au fur et à mesure du déménagement, sinon tout s’arrêtait.

J’ai séparé les deux. Les produits vont en tablette et redeviennent vendables immédiatement. En parallèle, un système de gestion de projet regroupe les tâches par type : tous les produits à réemballer, où ils sont, en quelles quantités. Cinq ou six types de tâches, chacun s’appliquant à un nombre variable de produits, suivis ensemble plutôt qu’article par article.

Les produits sont redevenus vendables en arrivant, et les opérations n’ont jamais arrêté.

La fin des comptes d’inventaire aux deux semaines

François Paradis prend l'inventaire sur tablette dans l'allée d'un entrepôt, devant des bacs de pièces et un chariot élévateur.

Prestataire logistique.

L’entrepôt refaisait un compte d’inventaire complet toutes les une à deux semaines. C’est du temps d’équipe, et c’est surtout le signe qu’on ne fait pas confiance à ses propres chiffres.

J’ai mis en place un système de gestion d’inventaire qui tient le compte en continu. Le même système sert à la préparation des commandes : ce qui est sorti est déduit au moment où c’est sorti, par la personne qui le sort.

L’entrepôt ne recompte plus : le compte se tient en continu.

Le vôtre pourrait être le prochain

Chacun de ces mandats a commencé par une rencontre où quelqu’un m’a raconté ce qui l’empêchait d’avancer.

Consultation gratuite de trente minutes. Pas de pitch de vente, juste une discussion franche entre entrepreneurs.

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