
Le gars qui arrive chez vous
Mon nom est François Paradis, fondateur de FP Service, basé à Boucherville. Je suis un gars de terrain. J’accompagne les entrepreneurs d’ici quand leurs données sont éparpillées et que leurs systèmes ne se parlent pas.
Sur la page d’accueil, je vous disais que vous connaissez votre métier et que je vois à ce que vos outils suivent. Voici d’où ça vient.
Vingt-cinq ans en opérations, à entrer dans des entreprises
J’ai commencé comme journalier. Restauration, entrepôts, tonte de gazon, centres de ski, caisse, chaîne de production de livres, en moyenne trois emplois par année. La répétition me rendait fou, mais découvrir un nouveau milieu me stimulait chaque fois.
À vingt et un ans, je mets les pieds sur un plateau de tournage. Cela a tout débloqué : retour aux études en cinéma, puis en animation.
Mon parcours professionnel a commencé en 1994 dans la production de contenu audio, vidéo et interactif. Assistant monteur, puis coordonnateur, puis directeur de postproduction chez Technicolor et dans d’autres maisons montréalaises. Des projets d’envergure aussi : des installations immersives pour un musée à Paris, des casinos de Las Vegas et de Détroit.
Je n’ai jamais été le technicien pur ni le gestionnaire pur. J’étais le pont entre les deux.
En 2013, je pars à mon compte comme photographe de produits pour des boutiques en ligne. J’apprends WordPress sur le tas, et mon rôle glisse vers autre chose : gérer ces boutiques au quotidien, publier, mettre à jour, garder tout vivant.
Ça m’amène chez Génération Ecom, où je gère des comptes Amazon pendant cinq ans. Puis je vais voir ce qui se passe après le clic : je dirige les opérations d’un centre de distribution, pour comprendre toute la chaîne jusqu’à la boîte qui part.
Mettre de l’ordre dans ce qui compte

Je suis un collectionneur. Films, musique, figurines.
J’ai grandi à une époque où l’information était rare. La radio, la presse, la télé : c’étaient les seules portes d’entrée, et tu n’avais aucun contrôle dessus. On s’échangeait des cassettes, des copies de copies, juste pour posséder sa propre copie et pouvoir la réécouter quand on voulait. Si tu ne l’attrapais pas, c’était perdu. Alors j’ai attrapé, enregistré, classé. J’ai été archiviste sans le savoir.

C’est devenu mon métier sans que je m’en rende compte. J’ai supervisé la numérisation d’archives du Festival de Jazz de Montréal (FIJM), monté des bases de données de photos et d’infographies, traversé plusieurs générations de support. Plus tard, j’ai numérisé et organisé toute ma bibliothèque musicale personnelle. Le challenge, c’était de décider comment chaque chose devait être nommée et classée pour être retrouvable, grâce aux métadonnées.

Depuis l’arrivée de YouTube et des services de streaming, il n’y a plus rien de rare. Tout est accessible, ou à peu près. Les nouvelles générations ne ressentent plus le besoin de collectionner et de ne pas perdre, parce que tout réside dans le cloud.

Il y a environ cinq ans, j’ai découvert des logiciels comme Notion et Airtable. Des bases de données relationnelles, mais enfin conviviales, qui permettent de sculpter l’information plutôt que de simplement la consulter. Ça m’a permis de développer mes premiers outils de gestion de projet, d’inventaire et de données.
Depuis deux ans, des logiciels comme Base44 permettent de créer des logiciels sans coder. Et maintenant, avec l’intelligence artificielle comme Claude et Gemini, je développe des applications en discutant.
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Pas de pitch de vente, juste une discussion franche entre entrepreneurs.